Pourquoi faut-il varier ses huiles ?

Pourquoi faut-il varier ses huiles ?

Avant d’aborder cet article je voudrais faire une petite mise au point. Certaines personnes ont réagi à mon dernier article sur le diabète et l’obésité.

La science avance. Elle est tout sauf statique. Je suis en formation permanente et me tient au courant des dernières avancées en nutrition et en médecine fonctionnelle. Je ne m’attache pas qu’à une seule école et en fréquente plusieurs, ce qui me permet d’avoir du recul et de faire des synthèses.

C’est un gros travail de faire simple à partir de données si complexes…

 

Il n’y a pas qu’une vérité! Si on comprend que nous sommes tous différents, puisque nous héritons d’un polymorphisme génétique et microbiotique uniques, que nous avons été élevés dans une culture et un contexte psycho affectif qui nous sont propres, vous comprendrez donc que les conseils convenants aux uns, peuvent ne pas convenir aux autres.

Ce qui me différencie des vulgarisateurs et des théoriciens publiant les études scientifiques, c’est mon expérience personnelle et le témoignage de très nombreuses personnes qui, ayant suivi mes conseils, ont retrouvé un bon état de santé et de vitalité.

 

Vivre et vieillir en bonne santé n’est ce pas le souhait de tout le monde ? En tout cas c’est le mien.

J’étais une personne fatiguée, avec de gros problèmes digestifs et immunitaires avec une instabilité émotionnelle. Grâce à mes études, mes expériences, mon ouverture d’esprit, ma capacité de remise en question, j’ai solutionné tous les problèmes auxquels j’ai été confrontée.

 

Connaître et comprendre, ne sont-ce pas les premier pas de la libération de nos vieilles croyances?

Comprendre permet de faire un chemin vers soi.

Tous les chemins sont bons, il n’y a pas de mauvais chemin. Juste parfois une perte de temps…

Va vers toi nous disent les écrits Saints…

 

Aussi, j’ai besoin de vos témoignages pour continuer à avancer. Si ce que je tente de vous expliquer vous parait trop compliqué ou inutile, faites le moi savoir et je me tiendrai alors aux recettes de cuisine avec des aliments de saison cultivés avec amour dans le respect de notre planète et de notre biologie.

 

Entrons maintenant dans le vif du sujet.

 

C’est après avoir fait les analyses de mes acides gras érythrocytaires, que j’ai compris leur importance pour le bon fonctionnement notre état de santé.

L’analyse des acides gras érythrocytaires fait partie des analyses les plus pertinentes pour analyser notre état de santé. On peut doser les acides gras circulants qui est très peu pratiquée, on peut doser le profil des acides gras circulants associés aux phospholipides ce qui est intéressant mais les plus précis et les plus complets sont les acides gras érythrocytaires dans la membrane des globules rouges.

Cela permet de repérer l’impact de l’alimentation des 3 derniers mois, de connaître notre statut en hémoglobine glyquée (vous savez la fameuse caramélisation dans le sang), et d’observer la mémoire des 3 derniers mois puisque les globules rouges vivent 90 jours, ce qui permet d’observer le reflet de ce que notre organisme a incorporé en acides gras, fruits de l’alimentation, la métabolisation, et de l’absorption du métabolisme.

Ils permettent de suivre l’impact d’une thérapeutique et donne une image précise du bon fonctionnement de notre organisme.

Tout comme beaucoup d’entre vous, je consomme de l’huile d’olive, mange quelques noix pour les fameux oméga 3 et consomme de temps en temps des poissons gras. Quelle ne fut pas ma surprise de constater que j’étais carencée en certains acides gras essentiels comme les oméga 3 à longue chaîne, c’est-à-dire l’acide eicosapentaénoïque ou EPA et d’autres que je vais vous citer.

 

Constat

 

Notre alimentation moderne favorise largement les aliments sucrés, les céréales à index glycémique élevé comme le blé, le riz blanc, le maïs mais aussi la viande souvent mal élevée et maltraitée et a diabolisé tout ce qui vient des graisses. Chez les jeunes filles il est courant de constater qu’elles ne veulent pas manger « gras » et qu’elles se retrouvent donc en carences sévères de certains acides gras essentiels.

 

Pourtant, les graisses sont nécessaires à notre survie.

Même si nous sommes capables d’en produire nous-mêmes à partir d’autres nutriments, certains sont indispensables. On dit d’eux qu’ils sont essentiels et qu’ils doivent être apportés par notre alimentation. Parmi eux, il y a les acides gras érythrocytaires. Outre leur apport énergétique, ils sont d’une importance capitale pour le bon fonctionnement de nos cellules. Vous savez que dans notre corps il y a des millions d’échanges cellulaires à chaque seconde. Ces échanges doivent être fluides. Ne parle-t-on pas d’un cerveau bien huilé ? C’est ce que vont déterminer ces acides gras : ils permettent la fluidité des membranes plasmiques, propriété essentielle pour le bon fonctionnement des récepteurs de votre insuline. C’est-à-dire qu’ils vous protègent du diabète et de la résistance à l’insuline. Ils permettent également de lutter contre l’inflammation élevée ce qui est un facteur reconnu de la résistance à l’insuline. Enfin, ils sont le constituant de base des bicouches phospholipidiques membranaires qui, rien que pour la membrane plasmique des neurones, représente pas moins de 25 000 m². Votre système nerveux dépend de leur qualité et de leur quantité pour assurer cette fluidité essentielle pour son bon fonctionnement.

 

Quelles peuvent être les conséquences de leurs carences ?

 

Nous allons le découvrir en énumérant certains d’entre eux.

 

Je vais vous parler de certains acides gras saturés.

 

differentes graines

L’acide myristique

 

C’est un acide gras saturé qui peut être synthétisé par le foie et est aussi fourni par l’alimentation contenant des graisses animales comme la crème et le beurre. Il intervient dans le fonctionnement de récepteurs et l’adressage des protéines permettant le bon fonctionnement des mitochondries. Il contrôle une activité très importante, ce qu’on appelle les désaturases, notamment il optimise l’activité de la Delta 6 désaturase, enzyme si importante permettant à votre huile de colza ou de lin d’agir jusqu’à vos membranes.

Hélas, en vieillissant, mais aussi en cas de maladie, de convalescence, de stress, la Delta 6 désaturase n’est plus efficace et même si vous consommez de l’huile de colza, ou de noix, vos membranes deviendront rigides, faute de leur capacité à agir sur leur fluidité et ralentiront voire bloqueront les échanges cellulaires.

La carence acide myristique peut avoir des conséquences négatives pour votre santé et notamment conduire à une résistance des cellules à la vitamine D. Vous savez combien la vitamine D est importante pour vos os, pour lutter contre l’inflammation et votre système immunitaire

 

Ou le trouve-t-on ?

 

Noix de coco, amandes sèches : 10,8 milligrammes par 100 g

beurre bio de type Bernard Gaborit, 8,83

tome de Savoie : 4,07

fromage de chèvre sec : 3,61

fromage de brebis : 3,49

 

L’acide stéarique

 

C’est l’acide gras saturé le plus abondant chez l’Homme. Il est produit par notre foie mais peut également être apporté pas les aliments comme la viande de bœuf et de porc, le fromage, le beurre et le chocolat. Les études démontrent qu’il n’élève pas le taux de cholestérol sanguin autant que les autres acides gras saturés et ne semble pas contribuer au risque des maladies cardio-vasculaires, contrairement aux autres acides gras saturés. Il préviendrait la formation des caillots et aurait des effets bénéfiques sur la pression sanguine. Bien qu’aucune étude ne démontre qu’un déficit soit néfaste, il est recommandé de garder des proportions de l’acide stéarique dans les limites de la normale. Ne mangeant qu’occasionnellement de la viande rouge et ayant supprimé le beurre et le fromage, je me suis retrouvée carencée. Cela m’a permis de corriger le tir en me délectant de ce si bon beurre de chez Bernard Gaborit.

 

Comment voulez-vous révéler une carence en certains acides gras, si vous ne faites pas votre analyse personnelle* ?

 

Certains acides gras mono insaturés

 

L’acide palmitoléique

 

C’est un acide gras abondant dans le sérum et les tissus, en particulier le foie et le tissu adipeux c’est un acide gras mono insaturé, on parle d’oméga 7. Des travaux récents ont suggéré qu’il agissait comme une hormone qui pouvait être libérée par le tissu adipeux, c’est-à-dire votre graisse et exercer des effets métaboliques sur des organes éloignés et ainsi, participer à la régulation du métabolisme glucidique, c’est-à-dire des sucres. Il diminuerait la résistance à l’insuline au niveau du muscle et réduirait la stéatose hépatique, c’est-à-dire le foie gras. Enfin, une alimentation enrichie en acide palmitoléique a montré un effet stimulant sur la satiété.

Il est important d’avoir un taux suffisant de cet acide gras. Si vous faites l’analyse et que vous observez un déficit vous pourrez vous complémenter en certains aliments riches en cet acide gras.

 

Noix de macadamia : 12,98 mg par 100 g

Il existe aujourd’hui de l’huile de macadamia que je vous conseille fortement.

Dinde : 2,25

morue : 1,5

huile d’olive 1,25

jaunes d’œuf cuit : 1,05

 

Voulez-vous que je vous parle d’oméga 6 mais aussi des omégas 3 ?

Je le ferai volontiers si vous me le demandez. D’ici là, profitez bien de vos vacances et variez vos huiles d’assaisonnement, en les achetant bien entendu bio et pressées à froid.

 

Marion Kaplan

 

Analyse des acides gras érythrocytaires

laboratoire Lims mbnext

+32(0)10870.834

Je partage cette information avec mes amis

Loading Facebook Comments ...

Laisser un commentaire

Dans la même catégorie