Une mort annoncée de l’homéopathie ?

L’homéopathie serait-elle sur le point de disparaître ? Ce scénario catastrophe pourrait bel et bien devenir une réalité selon le Dr Eduard Van Den Bogaert, praticien en médecine coopérative, homéopathie sensitive et généalogie médicale. Ce diplômé de l’Université Libre de Bruxelles depuis 1985 et auteur de « HoMSHaM, L’homéopathie sensitive » (ed.Quintessence) nous alarme sur les dangers d’une disparition qu’il juge annoncée.

Dr Eduard Van Den Bogaert

Quels rapports entretiennent la médecine allopathique et l’homéopathie ?

Dr Eduard Van Den Bogaert : Les rapports sont de plus en plus mauvais. Dans tous les pays occidentaux des campagnes ont été financées auprès des universités pour démontrer l’inefficacité de l’homéopathie dans le but de la faire purement et simplement disparaitre.

Dans quel but selon vous ?

Dr Eduard Van Den Bogaert : Il y a, au niveau européen une vraie volonté de faire disparaître l’homéopathie pour récupérer tout le marché au bénéfice des firmes pharmaceutiques, donc je suppose qu’il y a un lobbying derrière. Comme ce sont les industries pharmaceutiques qui financent  les recherches hospitalières, des études sont parues  pour montrer l’inefficacité de l’homéopathie malgré d’autres qui démontrent  le contraire. Et comme le disais un chercheur « une étude montre qu’une autre étude n’est pas valable,  quelle  raison supplémentaire a-t-on de croire qu’elle est plus valable que la première ». Une étude contre, déconsidère les études pour.

Vous vous sentez en danger, aujourd’hui ?

Dr Eduard Van Den Bogaert : Personnellement je ne me sens plus en danger parce que j’ai mis au point un outil qui va permettre, même dans le cas de la disparition de l’homéopathie classique,  d’assurer sa pérennité par les gens. Il faut être conscient que l’âge moyen des homéopathes est extrêmement élevé. Par exemple en Belgique, c’est 65 ans. Il n’y a pratiquement pas de relais et dans dix ans maximum, une grosse partie des homéopathes  va  disparaitre. De plus, il y a des lois  qui ont été votées qui ne donnent plus le droit aux non-médecins d’appliquer l’homéopathie, comme c’est le cas, par exemple, pour les naturopathes. Ces règles restent  encore contestées, mais les futurs praticiens risquent des procès. Quant aux médecins qui auraient l’autorisation de pratiquer l’homéopathie, ils restent soumis à une liberté de choix thérapeutique, si elle est encore respectée.

C’est ce qui peut expliquer qu’il n’y a plus de jeunes Homéopathes ?

Dr Eduard Van Den Bogaert : Non, c’est plutôt lié à d’autres mesures politiques et économiques  sur le plan  européen, prises pour limiter le nombre de médecins,  afin d’éviter un excédent de professionnels qui pourraient s’intéresser à la pratique de l’homéopathie.

A-t-on finalement le choix de se soigner comme on veut aujourd’hui ?

Dr Eduard Van Den Bogaert : Aujourd’hui nous n’avons plus le choix de se soigner comme on veut. Quand on sait que des parents qui refuseraient une chimiothérapie pour leur enfant, pourraient se voir retirer leur progéniture en toute légalité par des juges, sous prétexte  de ne  pas mettre un enfant en danger en refusant un traitement scientifiquement validé. Hélas, cette mesure judiciaire se justifie  au moment où les oncologues tirent une sonnette d’alarme en rappelant qu’il y a des traitements plus efficaces pour certains types de cancer, notamment chez les enfants. Mais comme ils ne sont remboursés ni par les mutuelles ni par la sécurité sociale, nous n’avons pas accès à ces médicaments-là.

homeopathie

Et pourquoi ne sommes-nous pas informés ?

Dr Eduard Van Den Bogaert : Les oncologues n’ont même pas le droit de dire que ces traitements existent, car cela pourrait entrainer des catastrophes sociales! Des personnes se ruineraient et vendraient leur maison pour tenter de sauver leur enfant, ou des personnes plus aisées qui auraient les moyens d’avoir plus de chances de s’en sortir et qui créeraient des inégalités, donc des risques de révolution ou de violences sociales. Pour ces raisons, les professionnels n’ont plus le droit de donner le meilleur. Mais il y a pire que cela, il y a une délocalisation croissante de la production pharmaceutique vers des pays comme l’Inde ou la Chine.

Quel problème cela poserait-il ?

 Dr Eduard Van Den Bogaert : Ce sont souvent des pays peu respectueux de l’éthique de fabrication. Nous n’aurons bientôt aucune garantie de ce qu’on aura dans les capsules. Quelques incidents sanitaires sont passés plus ou moins sous silence comme par exemple le « perdolan », un anti-inflammatoire utilisé pour les enfants, dont la production est faite dans des pays sur lesquels nous n’avons plus aucun contrôle. Si, demain, il manque une molécule, nous la remplacerons par une autre, ni vu ni connu, jusqu’au jour où il y aura un scandale, comme ce fut le cas pour le « médiator ». Nous serons alors choqués, jurant qu’on ne savait pas, nous serons désolés et nous  rembourserons quelques patients  pour justifier d’une bonne foi, mais le fond du problème ne se règlera pas.

C’est très inquiétant ?

Dr Eduard Van Den Bogaert : C’est à la fois très inquiétant et magnifique, car si les gens en prennent conscience, ils vont pouvoir commencer à réfléchir et arriver à savoir qu’il existe en médecine, comme pour toutes les maladies, d’autres solutions.

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