Les courses, c’est du sport !

Faire les courses, c’est souvent une corvée. ça prend du temps, c’est fatiguant, ça coûte des sous et on oublie toujours quelque chose!

les courses

La plupart des gens y vont au feeling: ils se lancent dans les rayons et y font leur cueillette parmi la multitude de produits, avec une fâcheuse tendance à prendre toujours la même chose. Fâcheuse parce que, vous vous en souvenez, c’est l’uniformité alimentaire qui favorise les intolérances et les allergies. Mais on a du mal à faire autrement: la main va naturellement vers ce qu’elle connaît. Pas besoin de réfléchir, c’est plus facile et plus rapide. Les courses, c’est aussi le temps de tous les dangers. Les tentations sont multiples – savamment orchestrées par la grande distribution – ; la qualité des produits est difficile à évaluer – il faut lire les petites lettres sur chaque produit qu’on achète -, la quantité également ; votre magasin vous pousse à acheter par lots pour payer moins cher… Au final, on se débarrasse des courses en achetant un peu n’importe quoi. Des enquêtes récentes ont révélé que, dans notre chariot, plus de 20 % de nos achats alimentaires finissaient non consommés dans la poubelle.

Les rois du gaspillage

Le gaspillage est un scandale auquel tout le monde participe. La moitié de la nourriture produite au niveau mondial finit à la poubelle. La faute aux récoltes mal faites, à la mauvaise organisation du stockage et du transport, mais aussi à l’irresponsabilité des distributeurs et des consommateurs que nous sommes. “Les chiffres [du gaspillage alimentaire] donnent le vertige. Ils font état de plus d’un milliard de tonnes de nourriture gaspillées pour un coût d’environ 750 milliards de dollars. En France, l’Ademe, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, établit la quantité d’aliments non consommés et jetés à plus de 20 kg par personne et par an, c’est-à-dire 1,2 million de tonnes. Parmi ces aliments, 7 kg par habitant seraient jetés avec leur emballage non ouvert. Converti en argent, ce gâchis représente une perte de 400 euros par foyer chaque année.”

Source: lefigaro.fr, le 16 octobre 2013.

En contrôlant votre alimentation, vous allez rationaliser vos achats, et donc fortement diminuer, voire supprimer, tout ce gâchis – ce sera votre valeur ajoutée citoyenne.. Mais vous allez aussi enrichir considérablement la qualité nutritive de vos repas, dont dépendent votre forme et votre santé. Et le gain que vous ferez en gâchant moins, je vous conseille de le réinvestir dans la qualité de vos aliments: passez au bio!

La bonne méthode

Pas moyen d’y échapper: vous devez faire une liste de courses, et donc, auparavant, décider de ce que vous allez manger pendant la semaine. Pour trouver des idées, si vous manquez d’imagination, c’est le moment de vous faire offrir un livre de cuisine. Pour vous rendre compte de vos besoins, commencez par remplir le tableau  “Un jour type” en y indiquant, par exemple, ce que vous allez manger demain.

La liste type pour une semaine

les courses a la vapeur

Pour une personne (21 repas) + 7 collations (facultatives):

- 10 bouteilles de 1,5 L d’eau de source

- 14 portions de viande blanche, poisson, oeufs

- 7 portions de légumes secs

- 7 portions de féculents

- 21 portions de légumes frais (entrée + plat) ou plus

- 1 botte de persil – 1 botte de fines herbes

- 1 botte de basilic – thym et laurier

- 7à 14 fruits frais

- 50 g d’amandes séchées

- 50 g de noix séchées

- 100 g de beurre clarifié

- 150 mL d’huile d’olive

- 50 g de saindoux

- des oignons et de l’ail

- des épices

- du sel de mer non raffiné

- du poivre

- du sucre de fleur de coco

- du sucre de stévia

- du miel

- 100g de chocolat

- thé, café, tisanes.

Bien sûr, les quantités proposées dépendent de vos goûts et de votre appétit. Elles sont indicatives. Quelques-uns de ces articles, comme l’huile, les fruits et légumes secs, les épices, le sel et le poivre, etc. vous serviront plusieurs semaines d’affilée. Mais la plupart sont frais, à consommer le plus vite possible et à renouveler toutes les semaines.

Un brin d’organisation

Adoptez une chronologie rationnelle… Commencez par la liste de courses et dressez-la la veille de vos achats, pour être au plus près de vos besoins et de ce qu’il reste dans vos placards et votre frigo. Je vous conseille de faire vos listes sur un carnet, pour les garder et pouvoir vérifier que vous variez suffisamment vos menus. Faites les courses toujours le même jour de la semaine, si possible, l’idéal étant d’éviter les moments d’affluence – comme le samedi ou le soir après le travail – ainsi que le lundi car les rayons pillés en fin de semaine ne sont pas toujours regarnis. Il vaut mieux faire ses courses tranquillement, sans stress, pour prendre le temps de choisir et ne rien oublier. En plus, c’est agréable de ne pas faire la queue à la caisse. En rentrant, ne laissez pas traîner vos courses : quand chaque chose est à sa place, vous gagnez du temps au moment de cuisiner. Mais n’entreposez pas vos provisions dans une pièce pleine d’appareils électriques ou près d’un compteur, c’est un voisinage nocif pour l’eau et les aliments. Enfin, tenez-vous-en à vos menus, c’est le meilleur moyen de ne pas gaspiller ni perdre de temps. Vous cafouillerez sans doute un peu au début, mais très vite vos courses deviendront une sinécure

Changez vos habitudes!

Pourquoi faire vos courses toujours au même endroit? Votre supermarché n’a plus de secret pour vous… Vous savez où se cache le moindre paquet de biscuits, la plus petite barre chocolatée, la plus discrète bouteille de soda, tous les plats préparés… Vous les y trouveriez les yeux fermés! Alors, changez de crémerie! Allez faire vos courses au marché, par exemple, où l’on trouve presque tout et où l’on a le choix de la qualité. Ou bien au magasin bio, où l’on trouve absolument tout et même plus: des employés qui connaissent bien leurs rayons et sont de bon conseil, plus de variété dans les fruits et légumes de saison, de la viande d’excellente qualité, et souvent, des animations autour d’un produit, d’un ustensile, d’un procédé… Le seul problème avec le bio, c’est que lorsqu’on a commencé, on n’a plus envie d’autre chose! Osez aussi la nouveauté: la nature a une multitude de goûts à vous faire découvrir. Certes, la routine est rassurante, mais vous savez maintenant que lorsqu’on parle de nutrition, elle est dangereuse. De nouveaux goûts, ce sont de nouveaux plaisirs en perspective!

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