Billet d’humeur : l’intestin, le tube du siècle ?

bactéries et microbiote

Si vous n’avez pas vu cette émission sur France 5 le 18 avril 2017 à 20h50, je vous invite à la regarder. J’attendais avec impatience que Michel Cymes aborde le sujet sensible du gluten. Heureusement ses invités n’ont pas, comme d’habitude, balayé d’un revers de manche « cette fameuse mode du sans gluten ». Certains ont abordé le fait qu’on n’était pas obligé d’être cœliaque pour être affecté par les céréales contenant du gluten. C’est déjà une amélioration. Bien entendu, ils se cantonnent à ce chiffre de 1 % de cœliaques, ce qui correspond quand même à près de 700 000 personnes en France. Quand on énonce ce chiffre, on parle des personnes diagnostiquées. Comment est-on diagnostiqué ? On l’est souvent par ce qu’on a déclaré une maladie grave comme la maladie de Crohn, ou une Rectocolite hémorragique, ou hélas un cancer du côlon. Nous sommes loin de faire le lien entre une polyarthrite, une migraine, un diabète, un lymphome, une fatigue chronique, une fibromyalgie etc et une intolérance au gluten.

 

Pourquoi attendre d’avoir l‘intestin altéré parfois de manière irréversible, pour faire l’expérience d’éliminer le gluten de son alimentation ?

 

Je sais que beaucoup d’entre vous, même malade, préfèrent s’en tenir à des médicaments ou à des formules magiques plutôt que d’éliminer leurs bons pains, leurs bonnes pâtes, et leurs bonnes pâtisseries du dimanche!

Je ne suis pas là pour vous frustrer ! Seulement pour vous prévenir. J’ai moi-même souffert de longues années de dépression, de fatigue chronique, de sinusite, de migraines, d’instabilité psychologique, de surpoids, de boutons sur la figure au moment de mes règles, de nausées en voiture, quand ce n’était pas des malaises vagaux. Que de troubles, qui ne sont pas vraiment des maladies, mais qui vous gâchent la vie!

La mode du sans gluten s’étant généralisée, les journalistes maintenant démontrent que vous risquez d’être diabétiques et d’avoir des carences si vous vous mettez à ce fameux régime sans gluten.

Nos médias sont très forts pour faire des raccourcis et pour répéter ce que les autres disent sans jamais approfondir les sujets.

C’est comme les mises en examen de nos politiques. Quand on veut se débarrasser de quelqu’un on va très vite. Pour le gluten, c’est pareil. Vous savez bien, que en Sciences, quand on veut démontrer la toxicité ou la viabilité d’un produit, on fait des études randomisées pendant des années. Or, dans tous les cas, nous manquons de recul.

Peut-être faites-vous partie de ces personnes qui ont arrêté le gluten et, qui, selon mes conseils, avez également éliminé les produits laitiers de vache ainsi que les aliments sucrés. Et vous allez tellement mieux, que pour rien au monde vous ne retourneriez en arrière!

Mais pour ceux qui n’ont pas fait le pas, vous préférez vous raccrocher à ce que vous entendez à la radio ou dans votre magazine préféré: vous vous confortez au fait que ce n’est pas en arrêtant le gluten que cela changera votre état de santé. Et pourtant…

 

J’ai constaté que de nombreuses personnes qui arrêtaient le gluten sans approfondir le sujet, mangeaient beaucoup trop d’aliments de compensation. Elles consomment autant de pain, même sans gluten, autant de pâtisseries ou de biscuits, mangent encore trop de céréales, ce qui peut effectivement entraîner des problèmes de diabète et d’intoxication à l’arsenic, puisque « grâce » aux monocultures et aux pesticides, le riz maintenant est contaminé à l’arsenic du fait de la contamination des nappes phréatiques dans le monde entier.

 

Il y a ensuite eu le thème des intolérances alimentaires. Là, la sentence est tombée : c’est du charlatanisme ! Ils vont un peu vite, ne trouvez-vous pas?

En effet, si vous faites un test d’intolérances alimentaires alors que votre tube digestif est en état inflammatoire, vous allez effectivement trouver de nombreuses intolérances et vous serez poussé à les éliminer ce qui va vous frustrer. C’est une erreur.

 

Je vous conseille, avant de faire ce type d’examen, tout d’abord d’éliminer le gluten, les produits laitiers de vache, et les aliments sucrés de votre alimentation. Vous allez me dire, il ne me reste plus rien à manger ! C’est donc que vous en mangez trop… Il y a tellement d’aliments, que vous serez surpris des plats gastronomiques que l’on peut faire sans ces 3 éléments. Je l’ai largement énoncé dans mon livre paléobiotique. Je vous ai même concocté des recettes et des en-cas qui feraient saliver le plus gourmand !

L’inflammation, qu’elle soit digestive ou tissulaire, est le premier facteur à neutraliser avant toute thérapie.

Une personne en bonne santé n’est pas en état inflammatoire. Sa digestion est facile et se déroule sans inconvénient et sans douleur. Dès lors que vous avez des ballonnements, vous êtes déjà en état inflammatoire.

Il faudra alors passer par cette étape « détox » pour relancer vos fonctions du foie, de votre vésicule biliaire, de votre pancréas, afin que votre intestin grêle puisse absorber les nutriments que vous lui proposez.

L’analyse des intolérances alimentaires n’est pas du charlatanisme. Mais elles ne doit pas être envisagée en première intention.

J’espère que ces petites mises au point vous seront utiles !

 

Marion Kaplan

 

Paléobiotique aux éditions Thierry Souccar

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