Le jeûne, une thérapie universelle

le jeûne

Avec l’arrivée du printemps, tout le monde en parle. Les vertus thérapeutiques du jeûne ne sont plus à démontrer. Peut-être n’avez-vous jamais fait l’expérience d’un jeûne même court !

Si je vous disais qu’il peut vous faire rajeunir, qu’il peut vous aider à vous sortir d’une maladie grave, ou tout simplement qu’il vous donne plus de vitalité, le feriez-vous ?

Faut-il faire des jeûnes courts, longs, ou séquentiels ?

Cela dépend de votre âge, de votre constitution, de l’état de vos intestins, et de votre état d’esprit.

Peut-être pouvez-vous commencer par un jeûne court qui a un côté détoxifiant.

Tous nos systèmes fonctionnent selon des biorythmes. Les Chinois l’avaient bien compris depuis des millénaires. Notre tube digestif, que l’on mange ou pas, sécrète des enzymes digestives selon ces biorythmes et nos habitudes de prise de repas. Lorsque vous jeûnez, même une journée, vos enzymes biliaires et pancréatiques se déversent dans votre intestin et nettoient les bactéries pathogènes.

Vous savez que l’estomac sécrète des sucs acides, alors que le pancréas et la bile sécrètent des sucs alcalins. Ces sucs alcalins sont très puissants et ont le pouvoir de nettoyer les flores pathogènes. Le jeûne, court ou même de plusieurs jours, active des gènes qui fabriquent des enzymes nommées  Sirtuines, qui réparent notre génome, nous protègent ainsi entre autre du déclenchement des cancers. N’oublions pas qu’en vieillissant nous éliminons de moins en moins bien et notre digestion ralentit considérablement.

C’est la raison pour laquelle je préconise des jeûnes courts. Une à deux fois par semaine serait l’idéal.

intestins

Que penser des jeûnes secs ?

Ils peuvent être bénéfiques sur une courte période, c’est-à-dire pas plus de 24 heures.

Ils sont conseillés aux personnes qui font de la rétention d’eau en les accompagnant d’un drainage lymphatique léger afin de bien évacuer les toxines de la lymphe.

Quelle est la durée idéale d’un jeûne ?

Dans un cadre thérapeutique, une semaine est tout à fait suffisante. Ceux qui ne l’ont jamais pratiqué pensent que c’est impossible. Pourtant, passé les trois premiers jours qui peuvent être inconfortables, c’est à ce moment-là que le corps sécrète les corps cétoniques. On rentre dans un circuit en boucle qui utilise les réserves de notre propre métabolisme. C’est une voie alternative que le corps utilise quand il n’a pas de nourriture à digérer pour produire de l’énergie de vie (l’ATP).

L’être humain est doté de cette voie métabolique alternative depuis les origines, ce qui a permis à notre espèce de survivre 60 jours sans nourriture. Notre patrimoine génétique nous permet de supporter de longues semaines de privation sans pour autant mourir. Nos ancêtres aussi lointains qu’ils soient, devaient faire face à de longues périodes de famines. C’est très récent dans notre histoire, de vivre avec autant d’abondance alimentaire. C’est la raison pour laquelle je vous conseille fortement de vous priver par vous-même de nourriture afin de mettre votre organisme au repos.

Les plus courageux pourront faire un jeûne deux fois par an, au moment des changements de saison de cinq à sept jours, ou bien un jeûne de 24 heures une à deux fois par semaine toute l’année, ou bien, pour ceux qui sont très occupés et qui ont une vie hyperactive, le jeûne séquentiel sera le plus approprié. N’oubliez pas de vous oxygéner en marchant au moins une heure par jour.

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Se nourrir de « lumière »

Nous ne sommes plus dans un contexte de planète saine. Ce qui était possible il y a encore quelques centaines d’années ne l’est plus aujourd’hui. En effet notre corps produit de l’énergie de vie, ce qu’on appelle l’ATP, à partir de la nourriture pour 25%, de l’eau pour 25%, et de l’énergie cosmo- tellurique pour 50%. Mais notre planète est tellement polluée aujourd’hui que c’est difficile de se nourrir de ce que certains appellent, de « lumière ». Je ne conseille pas de suivre ce type de discipline qu’on appelle la nourriture prânique. Elle est réservée aux initiés.

Je déconseille également les jeûnes longs répétitifs car il peuvent épuiser nos réserves au fil du temps.

 

Le jeûne séquentiel

C’est le plus facile à suivre. Il suffit que vous diniez vers 19 ou 20 heures et que vous ne recommenciez à manger qu’à l’heure du déjeuner. Vous serez étonnés de bien le supporter et des bienfaits que vous en obtiendrez. Personnellement, c’est celui que je pratique le plus souvent.

Bien entendu, tous ces conseils sont à appliquer selon les individus, selon leur contexte de naissance, selon leur génétique. Les personnes ayant problèmes de santé au niveau digestif, (perméabilité intestinale, infections à candidas albicans, maladie de Crohn etc.) devront solutionner leur problème avant de s’engager dans un jeûne.

Les cardiaques  et les diabétiques devront consulter un médecin avant de s’engager dans un jeûne.

Les femmes enceintes doivent absolument l’éviter.

Même devant le jeûne nous ne sommes pas tous égaux ! Alors, renseignez-vous avant de vous engager dans cette thérapie et s’il n’y a pas de contre-indications, lancez-vous !

 

Marion Kaplan entretien avec Adela Barbu CNRS

 

Pour aller plus loin : le livre Paléobiotique de Marion KAPLAN aux éditions Thierry Souccar

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