Les oméga 3 : piliers fondamentaux pour notre santé

Les oméga 3 : piliers fondamentaux pour notre santé

Cet été il y a eu un gros orage avec de fortes pluies. J’ai l’habitude de mettre une toile au-dessus de ma voiture pour la protéger du soleil. Vous me direz, quel est le rapport avec les acides gras ?

Ce qui s’est passé m’a inspiré pour vous parler de la fluidité des membranes.

La pluie a été tellement abondante, qu’il s’est formé une poche d’eau sur la toile qui a fini par casser un des piliers qui la soutenait. Ce pilier a failli casser la voiture en deux.

Si un petit peu d’eau avait pu s’écouler à travers des petits trous, cela ne serait pas arrivé.

 

Comprenez une chose : vos globules rouges ont un diamètre de 7,5 microns et vos capillaires ont des trous de 5 microns. C’est à cet endroit que se font les échanges avec les membranes. Si vos membranes sont rigides, les globules rouges ne pourront pas entrer dans votre intimité. Cela entraînera de l’hypertension diastolique car le cœur doit envoyer plus de pression pour faire entrer les globules rouges. Cela va libérer des motifs moléculaires associés aux dégâts cellulaires (les DAMs) qui devront être nettoyés par les radicaux libres ce qui peut entraîner de l’Athérosclérose. En revanche, si vos membranes sont fluides, bien huilées, les globules rouges vont pouvoir se déformer pour se créer un passage et rentrer dans les vaisseaux sanguins. Voici l’origine des échanges de la vie.

Les acides gras polyinsaturés à longues chaînes ont le rôle fondamental de fluidifier les membranes.

Or, notre alimentation moderne est souvent carencée et les études officielles manquent pour vous persuader d’en consommer. En effet, il n’y a pas de brevets à la clé, c’est la raison pour laquelle vous ne trouverez pas d’études randomisées pour vous convaincre de leur utilité fondamentale.

 

Voici l’évolution de la consommation des acides gras :

 

Acides gras % : 

Saturés : PALEO 23,7 / ACTUEL : 45

Monoinsaturés : PALEO 42 / ACTUEL : 42,5

Polyinsaturés : PALEO 34,3 / ACTUEL : 12,5

 

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Ce rapport a été relativement stable depuis 4 millions d’années jusqu’aux années 1800. À partir de 1900 l’écart se creuse et depuis les années 2000 rien ne va plus. Même la composition du lait maternel est carencé en certains oméga 3.

Des études américaines ont montré l’évolution de notre consommation d’un certain nombre de produits entre 1910 et 1999 :

– la consommation de blé complet a diminué de 58 %, les légumes de 94 %, les salades vertes de 23 % alors que la consommation de viande a augmenté de 72 %, le fromage de 322 % et, tenez-vous bien, la consommation des légumes en conserve, c’est-à-dire bouillis, dénaturés, sucrés et enrichis à l’acide ascorbique industriel ont augmenté de 1650 %! La palme d’or va aux boissons sucrées qui ont augmenté de 2638 %! Le constat de l’augmentation des maladies dites de civilisation montre bien que c’est la dégradation de notre alimentation qui en est la principale cause.

 

Revenons à nos oméga 3 qui occupent une grande place dans notre cerveau nous protégeant des maladies neurologiques comme la maladie d’Alzheimer, de Parkinson, la démence sénile etc.

Ils génèrent des hormones anti-inflammatoires qu’on appelle les écosanoïdes que vous avez l’habitude de nommer DHA -EPA,( je vous fais grâce de leurs noms compliqués que j’ai mis un certain temps à savoir les énoncer).

Mais également les hormones inflammatoires que sont les écosanoïdes dérivés des oméga 6, appelé les acides arachidoniques.

Ces acides gras polyinsaturés oméga 3 et oméga 6 doivent être transformés au niveau du foie pour aller jusqu’à 20 atomes de carbone.

L’index oméga 3 EPA/DHA devrait être de 8 à 10 %

 

L’acide alpha – linolenique

 

Il est le précurseur de cette famille d’acides gras polyinsaturés oméga 3 essentiels. Il doit impérativement être fourni tel quel à l’organisme car celui-ci n’est pas capable de le produire à partir de précurseurs. Sans lui, la synthèse des acides gras oméga 3 à longues chaines ne peut pas se faire, particulièrement l’acide EPA, ou acide écosapentaénoïque et le DHA ou acide docosahéxaénoïque (je vous l’avais dit que les mots étaient compliqués). Il joue un rôle très important pour votre santé tant au niveau structural, en assurant cette fameuse fluidité à vos membranes cellulaires, mais surtout au niveau fonctionnel en fournissant les précurseurs des écosanoïdes de la série 3 qui sont des anti inflammatoires, des antiagrégants plaquettaires et des myorelaxants pour vos muscles lisses.

Si vous manquez de cet acide gras vous pouvez aboutir à un état pro inflammatoire et augmenter le risque de maladies cardio-vasculaires.

 

Ou le trouve-t-on ?

 

Dans les huiles de cameline, de lin, de noix, et en moindre proportion dans l’huile de colza et un petit peu dans les huiles de noix. Je ne vous parle pas de l’huile de germe de blé et de l’huile de soja qui sont préchauffées pour être extraites. Elles sont considérées comme extraites à froid mais, c’est un mensonge. Pour avoir voulu, il y a plus de 20 ans extraire de l’huile de germe de blé chez les huileries Vigean, nous n’avons obtenu qu’un litre d’huile à partir de 100 kg de graines chauffées à plus de 100°. Cette huile était inconsommable. Comment font-ils ? Je vous l’expliquerai peut-être prochainement.

Le seul souci de ces huiles végétales, c’est que, pour la plupart d’entre nous, comme je vous le disais précédemment, nous ne sommes pas capables de convertir ces acides gras en longues chaînes absorbables car dans certaines conditions fréquentes, il y a une dysfonction d’une enzyme, la Delta 6 désaturase, et dans ce cas vous devrez obtenir cet acide gras à partir d’huiles de poissons ou de poisson gras comme les sardines, le saumon qui pose de plus en plus de problèmes, les anchois et le maquereau par exemple.

poisson frais omega 3

L’acide EPA ou acide écosapentaénoïque

 

C’est un acide gras conditionnellement essentiel c’est-à-dire que les cellules de l’organisme, notamment les cellules du foie nommées hépatocytes, peuvent le synthétiser à partir d’acide alpha linolénique si les conditions métaboliques le permettent.

Sinon il faudra l’apporter sous forme d’huile de poissons ou en consommant les poissons gras cités ci-dessus. Attention aux poissons surgelés car ils perdent leurs propriétés au bout de 3 mois de congélation.

Il y a 2 ans, j’étais carencée car je ne suis pas fan des sardines ni des anchois et je me méfie du saumon. Je croyais toutefois qu’en consommant du poisson cela suffisait, et bien non! Si vous devez vous supplémenter! Il faudrait consommer 500 mg à 1 g par jour de ces huiles de poissons. Personnellement j’ai vérifié les huiles proposées par le laboratoire Bionutrics et je prends 2 gélules par jour d’ Omenutrics, garanties non oxydées et sans métaux lourds.

En refaisant un bilan un an après, mon taux d’oméga 3 EPA/DHA était au top !

 

L’acide DHA ou acide Docosahexaénoïque

 

Les études ne démontrent pas d’effet toxique lié à la consommation d’un excès de DHA. En général les huiles de poissons sont riches en EPA et DHA et contribuent donc à la fluidité des membranes particulièrement au niveau du cerveau, de la rétine, de la membrane interne des mitochondries.

Toutefois, pour que tout se passe bien, il faut qu’il y ait suffisamment d’un acide aminé appelé acétyl – L – carnithine.

En effet, il faut savoir que la membrane de chaque cellule contient 55 % de protéines, 25 % de phospholipides, 13 % de cholestérol, 4 % d’autres lipides et 3 % d’hydrates de carbone.

 

À quoi sert le DHA ?

 

À tellement de choses, que vous comprendrez qu’il vaut mieux savoir où vous en êtes afin de corriger une éventuelle carence :

 

– il participe au bon fonctionnement des canaux ioniques de la membrane

– il contrôle la pompe sodium- potassium, pompe de vie

- il contrôle le volume intra cellulaire (c’est à dire à l’intérieur de la cellule) en ne permettant pas l’entrée excessive de sodium, de chlore et d’eau.

– Il contrôle le captage du glucose et d’acides aminés (c’est à dire qu’il lutte contre l’hyper insulinisme et évite cette maladie, hélas très à la mode : le diabète type 2)

– il contrôle le pH intracellulaire

– il permet d’avoir une meilleure mémoire immédiate et d’être plus serein

– il permet de mieux assimiler les informations et de mieux raisonner

– il assure une meilleure résistance au stress et à la dépression

– il assure la stabilité de la membrane cellulaire et la protège contre la rigidité et la dégénérescence

– il contribue à l’assimilation et à l’absorption des protéines

 

Vous avez compris que la consommation d’aliments riches en DHA permet d’améliorer vos fonctions cognitives mais aussi de vous protéger contre les maladies cardio-vasculaires, les maladies inflammatoires, mais aussi contre les effets néfastes du temps, c’est-à-dire l’oxydation, et il vous protégera contre le stockage exagéré de graisses riches en triglycérides qui se positionnent surtout sur votre ventre, votre foie, vos hanches et vos fesses et vous évite ainsi de nombreuses maladies.

 

Dans 15 jours je vous parlerai des oméga 6 !

 

Marion Kaplan                                                                                    

 

Nourrir sa vie du Docteur Philippe David aux éditions E&S Ediciones Somosierra

laboratoire lims mbnext ( labo-lln@lims-mbnext.be)

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