Digestion ou absorption- L’inflammation – partie 3

Digestion ou absorption- L’inflammation – partie 3

Suite des articles : 


Digestion ou absorption Partie 1

Digestion ou absoption Partie 2 

 

Tout le monde a entendu parler de l’inflammation, mais on ne sait pas vraiment ce que c’est.

L’inflammation n’est pas une maladie. C’est une acquisition de l’évolution pour nous adapter, nous défendre en permanence contre les multiples agressions qui mettent en péril notre intégrité territoriale, c’est-à-dire notre corps.

L’évolution de cette force biologique remarquable qui nous a façonné depuis des millénaires. Elle est économe et elle s’adapte pour survivre. Elle a comme ligne de conduite d’améliorer chaque espèce.

En regardant un système, on peut voir l’histoire de son évolution. Si vous regardez notre cerveau vous constaterez que nous avons tous un cerveau reptilien, celui qui nous donne le phénotype d’un cruel prédateur capable de déchiqueter sa proie, mais nous avons également hérité d’un cerveau émotionnel qui nous permet de détecter les dangers avec une réaction de stress nous permettant de survivre, et un cerveau cortical, avec tout ce que cela implique au niveau de nos pensées.

 

Nous devons admettre que nous sommes des êtres hybrides constitués d’une communauté de 10 000 milliards de cellules qui sont convoitées en permanence par d’autres organismes vivants, macroscopiques et microscopiques (nous cohabitons avec 100 000 milliards de bactéries) qui nous considèrent comme une pitance potentielle.

Sur cette planète, nous répondons tous à une règle impitoyable : manger et ne pas être mangé.

Pour survivre, vous devez manger de la vie, des petits animaux, des bébés maïs, des bébés riz, des jeunes pousses de légumes, des champignons, pour certains des cyanobactéries (la spiruline), etc.

Tout comme vous, les bactéries ont besoin de manger pour vivre et se multiplier. Nous avons 1000 milliards de plus de bactéries dans notre corps que de cellules ! Nous contenons même les bactéries qui vont nous manger dès lors que nous allons mourir. Ainsi va la vie. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme nous disait déjà Monsieur Lavoisier. Ne serait-ce qu’au niveau de l’angle de notre iléon et du colon, se passe une guerre impitoyable qui pourrait nous mettre en péril. En effet, certaines bactéries putrides pourraient remonter dans notre intestin grêle et occasionner des désordres et des maladies parfois mortelles. Heureusement, nous sommes les héritiers d’un système hautement sophistiqué qui va permettre d’empêcher les nuisibles de compromettre notre intégrité. Quand nous sommes en bonne santé, nous possédons des barrières très efficaces nous permettant de ne pas laisser entrer ces nuisibles. Mais rien ne va plus quand nous sommes affectés d’inflammation chronique !

cellules

Qu’est-ce que l’inflammation ?

 

C’est la défense naturelle de notre corps contre les virus pathogènes, les bactéries nuisibles, mais aussi les cellules endommagées. Grâce à elle, les envahisseurs sont neutralisés et les étrangers évacués.

Ne confondez pas inflammation avec infection même si celle-ci provoque une inflammation due à des substances comme certains champignons et des bactéries pathogènes.

L’inflammation peut être aiguë ou chronique. L’inflammation aiguë disparaît en quelques jours. Suite à un coup, il y a d’abord douleur, puis rougeur et cela peut gonfler. L’inflammation est là pour nous réparer. Alors que l’inflammation chronique peut durer des années par manque de connaissance de ses causes et d’inadaptation de notre corps à y répondre.

 

Quelles sont les origines des inflammations chroniques ?

 

Le stress, l’alimentation moderne, les allergies ou intolérances alimentaires, le manque d’exercice physique, le tabac, l’alcool, les substances chimiques, les métaux lourds, les médicaments, les carences, le polymorphisme génétique etc.

Tous ces facteurs entraînent la libération de cellules de défense et d’hormones qui, à terme, agressent les tissus. Ces cellules libèrent différentes substances comme l’histamine, les cytokines, les protéines C réactives, l’interleukine 6 ou autres et peuvent entraîner des maladies chroniques. Autant l’inflammation est utile quand elle est aiguë pour réparer des tissus et lutter contre les pathogènes, autant quand la réponse est chronique, elle est inutile voire dangereuse pour le corps. Dans certaines maladies auto-immunes, le système immunitaire se retourne contre ses propres cellules provoquant des réactions inflammatoires nuisibles. C’est le cas de la polyarthrite rhumatoïde qui enflamme la plupart des articulations, du psoriasis qui enflamme la peau et des maladies intestinales comme la maladie de Crohn, la rectocolite ulcéreuse, la maladie cœliaque etc

Résultats : douleurs et fatigue chroniques, car à force de se battre le corps n’en peut plus, vieillit prématurément, subit des carences par malabsorption intestinale, des atteintes neurologiques, des troubles du sommeil et j’en passe.

 

Aliments favorisant l’inflammation

 

- Les sucres, surtout ceux à haute teneur en fructose comme le sirop de maïs, le fructose et tous les sucres raffinés. Quand on pense que l’on a conseillé le fructose pendant des décennies aux diabétiques avec les dégâts au niveau du syndrome NASH ( graisse sur le foie ou stéatose hépatique non alcoolique ) que cela a entraîné, on ne peut que se méfier des études officielles.

Restons humble. La connaissance en science est dynamique et même les plus grands spécialistes doivent évoluer en permanence. Chaque année de nouvelles découvertes viennent bouleverser ce qu’on croyait être une vérité.

Les vérités immuables n’existent pas, c’est la raison pour laquelle nous devons rester des éternels étudiants éveillés et accepter de s’être trompés…

 

- tous les sodas sucrés : une étude clinique a été menée sur différents groupes à qui on a fait boire des sodas sucrés ou bien du lait ou bien de l’eau. Toutes les personnes ayant consommé des sodas sucrés ont vu leur taux d’acide urique augmenter ce qui a entraîné une inflammation de bas grade et une résistance à l’insuline.

La résistance à l’insuline entraîne de l’obésité, du diabète, mais également de nombreuses maladies auto immunes. Il suffit pour cela d’avoir une prédisposition génétique (test HLA) qui sera déclenchée par l’inflammation chronique !

 

- Les acides gras trans artificiels obtenus par le raffinage des huiles, contenus dans les margarines et toute la biscuiterie industrielle. L’industrie agroalimentaire a du limité son usage car des études ont largement démontré leur toxicité. En effet ces acides gras trans entraînent de l’inflammation, de nombreuses maladies et en plus d’abaisser le bon cholestérol (HDL) ils entravent la fonction des cellules endothéliales qui recouvrent les artères.

 

- Il y a aussi les graisses de la famille oméga-6 que l’on trouve dans l’huile de maïs, de soja, de tournesol, de sésame, de pépins de raisins, entre autres et qui libèrent une famille d’eicosanoïdes pro-inflammatoires. De même les animaux nourris aux ensilages à base de maïs et de soja. L’oméga-6 favorise aussi la coagulation, la vasocontriction et la prolifération cellulaire (cancer). Selon le dr Michel de Lorgeril, on sait maintenant que leur trop grande consommation entrainerait des cancers du sein ! Soyons justes et consommons une bonne proportion d’Omega 3 (huile de colza, huile de noix, huile de cameline) associée à de l’huile d’olive et un peu d’autre huile si on le désire. Le bon rapport devrait être de 1 pour 5 alors qu’aujourd’hui, dans l’alimentation moderne occidentale le rapport est de 1 Omega 3, pour 30 Omega 6 ! Bien entendu ces huiles seront bio et extraites à froid ! N’oublions pas de consommer également des huiles de poisson riches en oméga 3 à longue chaine, riches en EPA/DHA, favorisant la fluidité des membranes et biodisponible à tout âge, ce qui n’est pas le cas des huiles végétales. Les omégas 3 sont anti inflammatoires.

 

- Les glucides à index glycémique élevé, comme les céréales du petit déjeuner, le pain blanc, le riz blanc, bref, toutes les céréales raffinées. En effet, la consommation de ces nourritures modernes favorise la croissance de bactéries intestinales inflammatoires qui augmentent le risque d’obésité, de diabète et de maladies de l’intestin. N’oublions pas que nos ancêtres chasseurs cueilleurs ont consommé pendant des millions d’années des aliments naturels, riches en fibres, bio, car la chimie n’existait pas, de saison et en quantité modérée, car ils mangeaient ce qu’ils trouvaient, et parfois ils ne trouvaient rien ! L’insulino résistance devient une problématique mondiale et entraine une inflammation chronique souvent silencieuse, qu’on appelle inflammation de bas grade.

 

- L’alcool fermenté comme le vin rouge, ne pose pas de problème en petites quantités pendant un repas. Au contraire, ils vous apportera des polyphénols (antioxydant majeur) si bénéfiques pour notre santé. En revanche, l’alcool distillé mais aussi fermenté consommé en grande quantité, altère de façon parfois irréversible notre organisme.

 

- Les viandes grillées et transformées entrainent de nombreuses maladies cardiaques, du diabète et des cancers de l’estomac et du colon. Evitez les charcuteries industrielles, le jambon sous cellophane, les viandes fumées et grillées et le bœuf industriel. Elles contiennent, outre les nitrosamines, des protéines glyquées appelées AGE que vous connaissez sous l’appellation de réaction de Maillard. Ces AGE sont pros inflammatoires et « caramélisent » votre sang ? N’oubliez pas que vieillir, c’est rouiller et caraméliser !

malbouffe

 

Pour bien absorber les nutriments, je vous conseille donc de manger des aliments naturels, bio, de saison, cuits à la vapeur douce, de ne manger que quand vous avez vraiment faim, de bien mastiquer, d’éviter les carences en Zinc, Magnésium et omégas 3 animaux, d’éviter le stress chronique et de faire régulièrement de l’exercice physique.

 

Facile, non ?

Prochainement, je vous dirai comment lutter contre l’inflammation chronique.

 

Marion Kaplan

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